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Portrait de Bruno Retailleau

Bruno Retailleau

Les Républicains

#6 / 28 au classement · 1691 ELO · 721 votes

Profil

Bruno Retailleau, né en 1960 à Cholet, est un homme politique français diplômé de l'IEP de Paris. Ancien collaborateur de Philippe de Villiers au Puy du Fou, il a exercé de nombreux mandats locaux en Vendée, notamment la présidence du conseil général de 2010 à 2015, et a siégé au Sénat pendant deux décennies. Membre du Mouvement pour la France puis des Républicains, il a présidé le groupe LR au Sénat de 2014 à 2024. Il a occupé le poste de ministre de l'Intérieur entre septembre 2024 et octobre 2025 au sein des gouvernements Barnier, Bayrou et Lecornu I. Élu président des Républicains en mai 2025, il a été désigné candidat du parti pour l'élection présidentielle de 2027.

  • Né le 20 novembre 1960 à Cholet
  • Président des Républicains depuis mai 2025
  • Ministre de l'Intérieur (2024-2025)
  • Sénateur de la Vendée (2004-2024 et depuis 2025)
  • Président du conseil régional des Pays de la Loire (2015-2017)
  • Candidat des Républicains à l'élection présidentielle de 2027
  • Parti politique : Les Républicains

Synthèse établie à partir de Wikipédia.

Droite libérale-conservatrice, héritier du fillon-isme, catholicisme social de référence, sécuritaire assumé. Les Républicains. Désigné candidat le 19 avril 2026 (73,4% des adhérents). Ancien ministre de l'Intérieur.

Réseaux, mandat & sondage

🏛️ Sénateur de la Vendée, président des Républicains📊 Sondages : ~9.7%

Comptes officiels

🏥 Santé

  • Tirant les leçons de la pandémie de Covid-19 et de l'isolement des patients, Bruno Retailleau propose de garantir un accès aux proches dans les établissements de soin. Il a déposé une proposition de loi pour créer un droit de visite opposable pour les malades, les personnes âgées et les personnes handicapées.[1]
  • Jugeant le système de santé français trop onéreux par rapport à son efficacité réelle, Bruno Retailleau souhaite en optimiser le fonctionnement. Il appelle à en réduire le coût global, en ciblant particulièrement la diminution du nombre de personnels administratifs dans les hôpitaux.[1]

👵 Retraites

  • Le candidat s'oppose à l'abrogation de la réforme des retraites et défend le maintien de l'âge légal de départ à 64 ans. Il considère que cette mesure, couplée à l'augmentation de la durée de cotisation, est indispensable pour garantir l'équilibre des finances publiques.[2]

🛂 Immigration

  • Pour durcir la politique migratoire, Bruno Retailleau propose d'accroître le recours à la détention préventive pour les étrangers en situation irrégulière. Cette mesure s'inscrit dans une volonté plus large d'accélérer les expulsions.[3]
  • Bruno Retailleau défend une politique migratoire très stricte incluant une réforme en profondeur du droit du sol. Il propose également de mettre fin au regroupement familial étendu pour limiter l'immigration qu'il qualifie de subie.[4]
  • Pour sortir la politique migratoire française du champ des normes européennes jugées incompatibles avec les intérêts nationaux, Bruno Retailleau propose d'organiser un référendum constitutionnel. Il souhaite ainsi redonner la parole aux citoyens sur ce sujet.[4]
  • Dans le but de faire baisser l'immigration, Bruno Retailleau souhaite réintroduire des sanctions pénales pour les étrangers en situation irrégulière. Il propose ainsi de rétablir le délit de séjour irrégulier, qui avait été abrogé en 2012 suite à une directive européenne.[1]
  • Bruno Retailleau considère que le système actuel de prise en charge médicale des étrangers en situation irrégulière est trop généreux. Il propose par conséquent de réformer l'Aide médicale d'État (AME) pour en restreindre l'accès ou le périmètre.[1]
  • Pour limiter les régularisations d'étrangers sans papiers, le ministre de l'Intérieur a annoncé vouloir abroger les directives en vigueur depuis le quinquennat de François Hollande. Il prévoit de mettre fin à la circulaire Valls afin de durcir significativement les conditions de régularisation.[1]
  • Bruno Retailleau défend une ligne de fermeté diplomatique vis-à-vis de l'Algérie, particulièrement sur les questions migratoires. Il exige que l'Algérie applique strictement l'accord bilatéral de 1994, l'obligeant à accepter le retour de ses ressortissants expulsés par la France.[1]

🌍 Écologie & Énergie

  • Contrairement à d'autres candidats de la droite nationale, Bruno Retailleau ne souhaite pas interdire le développement des énergies renouvelables. Il défend un mix énergétique équilibré et refuse d'instaurer un moratoire sur ces filières.[5]
  • Le candidat défend une stratégie de souveraineté énergétique reposant massivement sur l'énergie nucléaire et l'hydroélectricité. En parallèle, il critique et souhaite remettre en cause les subventions publiques allouées aux énergies éolienne et photovoltaïque.[6]
  • À la suite du naufrage du pétrolier Erika, Bruno Retailleau a soutenu la reconnaissance juridique des dommages causés à l'environnement. Il a ainsi contribué à faire inscrire le principe du préjudice écologique directement dans le code civil.[1]
  • Dans sa vision de la politique énergétique française, Bruno Retailleau mise sur l'énergie atomique tout en s'opposant aux énergies vertes subventionnées. Il appelle à rebâtir un parc nucléaire ambitieux et à stopper le financement public alloué aux énergies renouvelables.[1]
  • Bien qu'il s'oppose aux subventions pour les énergies renouvelables, Bruno Retailleau intègre certains outils de fiscalité écologique dans son programme. Il défend ainsi l'idée d'une taxe carbone pour orienter les comportements économiques.[1]

💶 Économie & Pouvoir d'achat

  • Bruno Retailleau souhaite mettre fin à la durée légale du travail fixée à 35 heures hebdomadaires. Il propose de passer à un référentiel annuel de 1 623 heures de travail, au-delà duquel les heures seraient exonérées de cotisations sociales.[2]
  • Afin de rendre la reprise d'un emploi systématiquement plus avantageuse que l'inactivité, Bruno Retailleau propose de créer un Revenu d'incitation à l'activité (RIA). Ce nouveau dispositif fusionnerait le RSA, la prime d'activité et l'allocation de solidarité spécifique.[6]
  • Pour lutter contre la fraude et limiter le cumul des aides, le candidat souhaite instaurer un Compte social unique (CSU). Ce compte recenserait l'ensemble des aides sociales non contributives perçues par un individu, à l'exception des aides liées au handicap ou à la dépendance.[6]
  • Bruno Retailleau propose de réformer une nouvelle fois l'assurance chômage en resserrant les règles d'indemnisation. L'objectif de cette mesure est de corriger les effets du système actuel qu'il juge désincitatifs au retour rapide à l'emploi.[6]
  • Dans le cadre d'une politique ouvertement nataliste, Bruno Retailleau propose la création d'un revenu familial qui serait versé dès le premier enfant. Cette mesure vise à soutenir financièrement les familles et à relancer la natalité en France.[6]
  • Sur le plan économique, Bruno Retailleau adopte une ligne libérale-conservatrice axée sur la rigueur budgétaire. Il défend la réduction globale de la dépense publique et la diminution du nombre de fonctionnaires au sein de l'administration.[1]
  • Pour relancer l'économie et augmenter le temps de travail global, Bruno Retailleau souhaite revenir sur la réforme des 35 heures. Il se prononce explicitement pour le retour à la semaine de travail de 39 heures pour l'ensemble des salariés.[1]
  • Dans un contexte de forte inflation, Bruno Retailleau a cherché à limiter l'augmentation des minima sociaux. Il a défendu un amendement au Sénat visant à réduire la revalorisation du Revenu de Solidarité Active (RSA).[1]

🎓 Éducation

  • Le candidat prône une refondation du système éducatif français autour des valeurs de mérite, d'effort et de transmission des savoirs. Il souhaite restaurer l'autorité et les repères collectifs au sein de l'institution scolaire.[6]

🏠 Logement

  • Pour inciter les collectivités locales à accueillir de nouveaux programmes résidentiels, Bruno Retailleau propose un mécanisme de récompense financière. Il prévoit le reversement de 9 000 euros de TVA aux communes pour chaque logement neuf construit.[7]

🛡️ Sécurité & Justice

  • Face aux criminels sexuels jugés les plus dangereux, le parti soutient le recours à la castration chimique lorsqu'elle est ordonnée par la justice. Cette mesure vise à prévenir la récidive et à mieux protéger les victimes.[8]
  • Afin de restaurer l'autorité de l'État et d'assurer une plus grande fermeté pénale, le candidat propose de réintroduire les peines plancher. Cette mesure ciblerait spécifiquement les délinquants récidivistes.[4]
  • Dans le cadre de son programme sécuritaire et migratoire, le candidat souhaite rétablir le mécanisme de la double peine. Cela permettrait l'expulsion systématique et rapide des étrangers ayant été condamnés pénalement sur le territoire français.[4]
  • Bruno Retailleau promet une politique de tolérance zéro en matière de sécurité. Pour y parvenir, il propose de redéployer 125 000 agents administratifs vers le terrain, afin d'obtenir 7 000 policiers opérationnels supplémentaires.[9]
  • Face à l'ampleur du trafic de stupéfiants, Bruno Retailleau soutient un renforcement de l'arsenal législatif. Il a notamment défendu une proposition de loi contre le narcotrafic, adoptée par le Parlement, et a diffusé des campagnes visant à culpabiliser les consommateurs.[1]
  • Bruno Retailleau défend une approche répressive assumée face à la délinquance, qu'il qualifie de « révolution pénale ». Il propose l'instauration de courtes peines de prison dès les premiers délits, l'abaissement de la majorité pénale à 16 ans, et la suspension des aides sociales pour les parents défaillants.[1]

🇪🇺 Europe & International

  • Le candidat s'oppose au fédéralisme européen et défend une vision de l'Europe des nations. Il exige un respect strict du principe de subsidiarité, garantissant que les États membres conservent leur souveraineté sur les décisions essentielles.[10]

🏛️ Institutions & Démocratie

  • Bruno Retailleau propose la création d'une cour disciplinaire dédiée à la magistrature. Cette mesure a pour objectif de renouer le lien de confiance entre les citoyens français et les magistrats.[8]
  • Le candidat milite pour une révision de la Constitution française afin de reprendre la maîtrise totale des flux migratoires. Cette réforme vise notamment à contourner les jurisprudences du Conseil constitutionnel et du Conseil d'État qui bloquent certaines expulsions.[3]
  • Afin de lutter contre toutes les formes de haine visant les Juifs, Bruno Retailleau a coécrit une résolution sénatoriale spécifique. Ce texte vise à élargir la définition de l'antisémitisme en y assimilant explicitement l'antisionisme.[1]

⛔ Positions critiquées ou rejetées

  • Bruno Retailleau s'oppose fermement à la légalisation de l'euthanasie active et au suicide assisté. Il a notamment voté contre la loi sur la fin de vie à l'Assemblée nationale, défendant une approche conservatrice sur les questions sociétales.[4]
  • Lors de l'examen du texte au Sénat en 2021, Bruno Retailleau a refusé de soutenir la pénalisation des pratiques visant à modifier l'orientation sexuelle. Il a voté contre le projet de loi visant à interdire les thérapies de conversion.[1]
  • Au nom de la liberté d'expression, Bruno Retailleau s'est opposé à la création d'un délit pénalisant la désinformation sur l'avortement sur internet. Il a rejeté la proposition de loi contre le délit d'entrave numérique à l'IVG examinée en 2016.[1]
  • Bruno Retailleau critique vivement les normes environnementales qu'il juge punitives et bloquantes pour l'économie. Il s'oppose particulièrement au déploiement des Zones à Faibles Émissions (ZFE), estimant qu'elles pénalisent injustement les classes moyennes et les habitants des territoires ruraux.[6]
  • Bruno Retailleau s'oppose fermement à la privatisation des autoroutes françaises. Il estime que cette mesure fragilise le financement des infrastructures de transport et favorise la création de monopoles géographiques au profit d'intérêts privés.[1]
  • Dans le contexte de la crise économique liée au confinement, Bruno Retailleau a refusé d'alourdir la fiscalité des ménages les plus aisés. Il s'oppose catégoriquement à toute hausse d'impôt ciblant les plus riches.[1]
  • Le candidat rejette toute évolution de l'Union européenne vers un modèle fédéral. Il s'oppose à une Europe qui prendrait des décisions à la place des États souverains, préférant une coopération intergouvernementale.[10]
  • Le candidat a exprimé son opposition à l'intégration européenne telle que proposée par les traités de Maastricht et de Lisbonne, votant contre ces deux textes. Il justifie ce rejet par la défense de la souveraineté populaire et le refus de la primauté du droit européen sur la Constitution française.[1]
  • Sur le plan de la stratégie politique, Bruno Retailleau exclut formellement toute alliance organique ou accord de gouvernement avec le Rassemblement National. Il défend l'autonomie de la droite républicaine et le maintien d'une ligne de séparation historique avec le parti de Marine Le Pen.[4]
  • Bruno Retailleau s'est opposé à la constitutionnalisation de l'interruption volontaire de grossesse. Il a justifié cette position en estimant que l'inscription de cette liberté dans la Constitution française était une démarche « superfétatoire ».[1]
  • Fidèle à ses convictions conservatrices, Bruno Retailleau s'est opposé à la loi Taubira autorisant le mariage homosexuel, qu'il a même souhaité réécrire. Il estime que cette évolution législative constitue un cheval de Troie ouvrant la voie à la PMA et à la GPA.[1]
  • Dans le cadre de sa politique migratoire et sécuritaire, Bruno Retailleau a tenu des propos remettant en question la primauté absolue des normes juridiques actuelles. Il décrit l'État de droit comme n'étant ni intangible, ni sacré, suscitant des tensions au sein de la majorité.[1]

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